OSTEOPATHIE


L'OSTEOPATHIE en 3 dates :

1874 : aux Etats-Unis, le Dr Andrew Taylor Still définit les principes fondateurs de l’ostéopathie.

2002 : la loi Kouchner reconnaît enfin la profession d’ostéopathe en France. Des non-médecins peuvent l’exercer sous condition de formation, ou d’ancienneté pour les ostéopathes déjà installés.

2007 : les décrets d’application de la loi paraissent au Journal Officiel. Il stipule qu’un ostéopathe ne peut effectuer certaines manipulations (crâne, face et colonne vertébrale chez l'enfant de moins de 6 mois, cou à tout âge) sans qu’un médecin ait établi, au préalable, un certificat de non contre-indication.



Qu'est ce que l'osteopathie ?

L'Ostéopathie est une thérapie manuelle qui s'emploie à déterminer et à traiter toute restriction de mobilité des différentes structures composant le corps humain. Toute perte de mobilité des tissus ( articulations,  muscles, ligaments, viscères…) peut être à l'origine d'un déséquilibre de l'état de santé.

L’Ostéopathie est une discipline précise et minutieuse. L’intervention du médecin Ostéopathe permet de poser un diagnostic avant d’envisager un traitement ostéopathique ou parfois allopathique.

L'objectif de l'Ostéopathe est donc de rétablir l'harmonie mécanique du corps dans sa globalité, en s'appuyant sur l'anatomie, la physiologie et la biomécanique humaine.


On peut faire appel à un médecin Ostéopathe

à titre préventif :
pour faire un bilan, avant de démarrer une activité sportive, pour préparer une épreuve, avant une pratique occasionnelle ou pour améliorer ses performances.

à titre curatif :
après entorses, déchirures ligamentaires, fractures, interventions chirurgicales, chutes sans lésion visible sur une radio ou pour rééquilibrer avec précision les axes articulaires perturbés par un choc.

Ponctuellement en cas de :

douleurs articulaires, tennis-elbow, maux de tête, vertiges, difficultés de concentration, essoufflement à l’effort, récupération difficile entre et après l’épreuve, difficultés de locomotion.

Il faut équilibrer ses apports énergétiques (alimentation) et ses dépenses énergétiques (l’activité physique). Il est désormais prouvé que l’activité physique, même modérée, pratiquée régulièrement, a un effet protecteur vis-à-vis de nombreuses maladies.


BIBLIOGRAPHIE

Des nouveaux-nés aux personnes âgées, 15% de Français ont consulté un ostéopathe dans l’année écoulée. Gros plan sur les clés du succès d’une thérapie manuelle née voici plus d’un siècle Outre-Atlantique.

Un ostéopathe se sert de ses mains pour soigner. Il s’en sert aussi pour établir son diagnostic, une étape clé où il s’attache à détecter toute restriction de mobilité des différents tissus du corps humain : os, muscles, ligaments, peau, viscères… « Une réduction de mobilité, par exemple au niveau d’une vertèbre, peut engendrer des douleurs et une raideur localement » explique le Dr Jean Hallade-Massu, médecin du sport, urgentiste et ostéopathe, en charge du suivi médical de l’émission Koh-Lanta.

D’une indication à l’autre

Elle peut aussi induire des pathologies à distance. « Dans le reflux gastro-oesophagien  du nourrisson, il existe souvent une restriction de mobilité de l’articulation entre l’occiput et la première vertèbre cervicale. Libérer cette zone, par des manipulations fonctionnelles de la base du crâne, règle le problème du reflux dans 80% des cas ». Pour « redonner du mouvement aux tissus », l’ostéopathe dispose de différentes techniques. « Dans l’ostéopathie structurelle, on agit directement sur la structure en cause de façon ferme et vigoureuse, ce qui peut induire un craquement, appelé "thrust" signale le Dr Hallade-Massu. Il correspond à la libération d’une bulle d’azote dans l’articulation ». Avec les approches fonctionnelle, viscérale et crânienne, les manipulations sont beaucoup plus douces. Elles bénéficient toutes des deux atouts majeurs de l’ostéopathie: l’efficacité immédiate, et l’absence de prise médicamenteuse. « Notre premier motif de consultation, c’est la douleur : mal de dos ou de cou, douleurs d’épaule, du coude ou du genou, mais aussi migraines et colopathie fonctionnelle » cite le Dr Hallade-Massu. Autant de champs où l’ostéopathie a un effet curatif, voir préventif. Ailleurs, elle ne règle pas le problème mais peut contribuer à sa prise en charge. « L’ostéopathie ne guérit pas une hernie discale, mais elle peut soulager la douleur ou aider le patient à la surmonter, illustre le Dr Hallade-Massu. Cela permet parfois de surseoir à l’opération ». Son apport est comparable dans l’arthrose. L’ostéopathie vient aussi à bout de certaines douleurs dites « projetées ». « Des douleurs ressenties dans le ventre peuvent trouver leur origine dans un dérangement intervertébral mineur, détaille le Dr Hallade-Massu. A l’inverse, une douleur dorsale peut révéler une inflammation de la vésicule biliaire, la cholécystite. Dans ce cas, la solution n’est pas ostéopathique, mais chirurgicale, et il n’y a pas de temps à perdre ! »

Choisir son thérapeute, et respecter ses limites 

A ses yeux, une telle éventualité impacte le choix de l’ostéopathe à consulter. Il en existerait près 9 000 dans l’Hexagone, répartis en trois catégories : les médecins ostéopathes, les kinésithérapeutes ostéopathes, et les ostéopathes ni médecins, ni kinésithérapeutes. « On peut consulter directement un médecin ostéopathe, cependant pour les autres catégories d'ostéopathes, il est preferable de consulter son médecin traitant au préalable, pour etre certain du diagnostic et poser l’indication du traitement ostéopathique, conseille le Dr Hallade-Massu. En aucun cas, l’ostéopathie ne peut, par exemple, guérir un cancer ». Pas plus qu’elle ne fait disparaître les maladies infectieuses (sida, hépatite…). Dernière donnée d’importance : l’Assurance Maladie ne rembourse pas les séances. L'acte d'ostéopathie ne fait pas partie des actes de la Nomenclature de la Sécuirté Sociale. Néanmoins, de plus en plus de mutuelles proposent des forfaits annuels de remboursement. Un signe indirect d’utilité, pour une thérapie désormais bien ancrée dans le paysage sanitaire. Le Dr Hallade-Massu y est venu par la médecine du sport. « En pratiquant la médecine du sport, j’ai pu constater que l’ostéopathie résolvait beaucoup de problèmes de santé. Après une formation de quatre ans, au delà de mes 9 années de médecine, j’en ai fait ma spécialité. Aujourd’hui sur la partie médiatique visible de Koh-Lanta, c’est du médecin urgentiste dont les candidats ont besoin. Mais l’équipe technique, qui travaille dans des conditions difficiles, est bien contente d’avoir un ostéopathe sur place ! »

Sources : Ifop, Académie nationale de médecine, UFOF, UNEO, ROF, le site de l’Ostéopathie